Trek dans le désert tunisien

 

       Qu'est-ce qui peut bien motiver vingt gars pour aller dans ces lieux arides se perdre dans cette immensité mouvante ?

 

De quatre pays ils sont venus : huit de Belgique, deux de France, quatre du Québec et six de Suisse. Quelques-uns se connaissaient déjà. Ils sont arrivés par escouades en fonction des vols, se rassemblant devant l'aéroport de Djerba dans la chaleur estivale retrouvée et la blanche lumière des contrées du sud.  Le temps d'une rapide prise de contact, d'une envolée de prénoms à mettre sur dix-neuf têtes, et c'est le départ en caravane de quatre 4x4 jusqu'à la porte du désert. Le soleil s'abaisse déjà à l'horizon. La nuit venue nous traversons une oasis tombée aux mains des touristes, avec ses boutiques, ses quads pétaradants, nauséabonds et, insolite ici, une source d'eau chaude où se prélassent quelques touristes. Nous sommes pressés de repartir. Mais cette eau  nous a fait rêver, accrochés à la promesse d'atteindre le lac chaud promis dans le programme. Mais il faudra vite déchanter, notre marche s'avérera trop lente et ne va pas nous permettre d'aller jusque-là. Quelle déception !

 

Au bout de la route qui finit en trace incertaine, il fait nuit noire.

Une caravane de quatorze chameaux et cinq chameliers est installée là pour nous accueillir. Les hommes nous ont préparé une tente berbère, un feu autour duquel nous sommes ravis de nous réchauffer, et un repas. La soupe et le couscous apaisent notre faim. Cette soupe sera chaque soir "la meilleure jamais mangée".

Pendant le repas, Jean-Marc nous initie aux gestes essentiels dans ce nouvel environnement et aux multiples usages du sable qui remplace l'eau si rare ici, notamment pour nettoyer nos couverts. Il est si fin et doux au toucher ! Chacun est invité à utiliser un petit feu personnel pour ne pas laisser derrière soi de papiers déplaisants livrés aux caprices du vent.

En venant dans le désert, quelles sont votre intention et votre attente ? Voilà l'une des questions qui nous furent posées d'entrée et qu'un tour de parole  nous a invité à partager. Dans les réponses personnelles à chacun, je retiens quelques constantes :

Quitter des fardeaux traînés comme des boulets et se passer du superflu envahissant. Accepter d'être tel qu'on est, avec ses peurs, ses fragilités, ses doutes, sa lassitude, ses blocages douloureux. Aller à l'essentiel, à la rencontre de son désir, trouver le courage du changement, donner sens à sa vie. Ce tour de parole clôt la journée. Nous sommes fatigués, et chacun s'installe pour la nuit en simplifiant la procédure. Demain commence la marche.

 

Il est passé huit heures, tout nos effets personnels sont prêts à être chargés sur les chameaux, le petit déjeuner est dans les estomacs (galette de pain encore chaude faite sur place, confiture de figues, chocolat et petits fromages, accompagnés de café et de thé). Chacun a astiqué sa chèche sous le contrôle bienveillant d'un œil avisé et rempli sa gourde.

Un petit rituel - une trace dans le sable à franchir en prononçant à haute voix son souhait pour la marche - marque le départ. Et toute la caravane s'ébranle, chargée de tout ce qui sera nécessaire à notre vie en autarcie pendant 8 jours.

 

Marcher dans le sable, c'est nouveau pour nous et demande un temps d'adaptation : poser le pied bien à plat sans planter l'avant-pied en poussant trop; voir comment améliorer pour soi la trace de son prédécesseur, ou créer résolument son propre cheminement un peu à l'écart. Certains désirent marcher en solitaires, d'autres entrent dans des échanges qui deviennent vite intimes et profonds.

Le parcours de la caravane se fait sinueux, contournant, montant et descendant les dunes, et par moment on brasse le sable. Le ciel est bleu, les dunes sont magnifiques dans leur teinte ocre et leur douceur caressante. La très rare végétation paraît anéantie et desséchée. Nous sommes à la saison morte.

Quelques haltes ponctuent la marche, moments bienvenus, qui rassemblent toute la caravane éparpillée. On avance peu, six à sept kilomètres à vol d'oiseau en quatre heures chaque jour, ce qui correspond bien au double tenant compte de l'effort et des détours. Tout est nouveau, requiert attention et application. Au fil des jours, avec l'entraînement, cela devient plus aisé. L'attention libérée permet alors de s'intéresser aux traces dans le sable, à cette vie du désert, discrète mais bien présente. Il faut aussi compter une certaine fatigue accumulée, parfois la souffrance de pieds qui ne s'y étaient guère préparés. On pouvait alors chevaucher les chameaux, mais cela s'avérait encore plus pénible.

  Une bonne pause, à la mi-journée, donnera le temps aux chameliers pour installer le campement, préparer le dîner (loi du plus grand nombre !). Nous mangeons sous la tente à l'ombre et à l'abri de la chaleur qui est à son comble mais pas étouffante à cette basse saison. Une sieste s'avère indispensable, les gars sont avachis et on n'en peut réellement rien tirer avant que ne baisse l'ardeur des rayons du soleil.

 

A chaque jour son activité spécifique. Début hard le premier jour avec deux questions intrusives posées à chacun par groupes de deux et plusieurs permutations : que voulez-vous que votre écoutant sache de vous ? Que souhaiteriez-vous ne pas lui dire ? C'est le plongeon dans l'eau profonde de la sincérité, du courage et de l'honnêteté. – Dans votre for intérieur, vous êtes-vous déjà posé ces questions ?

L'atelier du 2e jour a été consacré à un exercice de respiration. Respiration ample et contrôlée qui, en modifiant l'équilibre acido-basique du corps, permet à certains, sous contrôle d'une personne initiée, d'avoir accès à des émotions enfouies et de les revivre en les replaçant dans une histoire personnelle. Ce retour du passé et le bienfait ressenti a conduit plusieurs à répéter l'exercice.

Chaque soir vers dix-sept heures, la vie au camp s'accélère. Il s'agit de terminer à temps les ateliers en cours pour ne manquer aucun des huit couchers de soleil du voyage. Les dunes se parent alors de relief et d'une superbe couleur ocre soutenue tandis que l'astre approche de l'horizon. Nous guettons alors ce moment ultime ou il disparaît tout en lâchant, le temps d'un éclair, le fameux rayon vert, rare et capricieux à observer. Son lever, vers sept heures, apportant le réchauffement bienvenu, constitue aussi un spectacle très apprécié des lève-tôt.

 

Le crépuscule est court, juste le temps de préparer sa couche pendant qu'il fait jour encore. Il y a les fidèles de la tente berbère, abri contre la rosée et le vent, mais qui acceptent en contrepartie les ronflements.

Il y a ceux qui aiment le grand air, l'isolement, l'extase dans la contemplation du ciel étoilé. Ils sont un peu inquiets la première fois du comportement des chameaux rôdant à petits pas autour du campement, si drôles avec leurs petits pas de danseuses que leur donnent leurs pattes avant entravées pour qu'ils ne s'éloignent pas trop. Ils s'avéreront respectueux de notre présence. Le plus fort  de ces mâles nous a gratifié pendant tout le trek de son puissant gorgossement d'animal en rut. Pacifiques et solitaires, ils font parfois bien courir les chameliers le matin pour les rassembler. Mais tout se fait dans en douceur et avec patience.

J'ai admiré le travail de ces hommes si bien rôdés par l'habitude, leur connaissance ancestrale du désert, leur attention à notre confort et notre sécurité, leur discrétion. Nous souhaitons avoir eu pour eux et leur lieu de vie les égards qu'il convenait et ne pas nous être montrés en touristes irrespectueux. Ils font une bonne équipe soudée. Ils parlent volontiers de leurs chameaux, de leur vie de famille, de leurs soucis de travail, de l'avenir. C'est Ramadan, qu'ils respectent apparemment scrupuleusement sur le plan de la nourriture tout au moins. Leurs chants rythmés par le tambourin nous ont souvent accompagnés le soir et nous avons dansé avec eux.

Un jour, un chameau s'est déchiré gravement  la narine. Un homme de l'art providentiel a surgi d'entre-nous pour arranger avec des épingles de sûreté collectées à la ronde cette plaie défigurante. L'évolution de l'opéré sera bonne. Nous étions heureux d'avoir pu être ainsi utiles en retour.

Au 3e soir, au coucher du soleil, sur la petite montagne voisine du campement, un rituel d'inspiration bouddhiste permit à chacun de jeter au feu, écrit sur un bout de papier, ce qu'il désirait écarter de sa vie. J'ai trouvé ce moment émouvant de sincérité et de gravité.

 

Le lendemain sera jour de repos, de rupture du rythme et l'activité commencera plus tard par une matinée de silence et de méditation solitaire pour ceux qui en éprouveraient le besoin.

 Occupé à des problèmes d'intendance de ma petite personne en retrait près d'une dune, j'ai vu passer en contrebas une joyeuse équipe  et l'envie de les joindre m'a saisi. Où allait-elle ? N'étant pas prêt, je n'ai pu me joindre à eux. Combien j'ai regretté en les voyant ensuite faire une gymnastique matinale devenue particulièrement ludique, courant, s'ébattant, se roulant dans les dunes dans le plus simple appareil et goûtant ainsi à la caresse du sable chaud et si doux.

En peu de jours, le sable s'est infiltré dans notre vie, notre intimité, notre corps, toutes nos affaires. Collé à notre visage et nos cheveux frappés le soir par le soleil rasant, il se transformait en poudre d'or illuminant notre personne. Avouons tout de même que c'est un peu moins magique quand le vent le soulève et qu'il il faut lutter contre l'envahissement jusque dans les yeux, les oreilles et les narines et aussi, et c'est plus grave, dans les appareils photographiques. Combien alors la chèche se révèle-t-elle parfaitement adaptée à la situation !

 

Sur cette journée de repos s'est greffé un incident fort mobilisateur. L'un d'entre-nous, pris par sa démarche de retrait dans l'intériorité, n'est pas venu à l'heure du dîner. A l'approche du coucher du soleil il n'était pas là. Les chameliers se sont alors mis spontanément à sa recherche mais malgré leur regard aiguisé et leur expérience ils ne l'ont pas retrouvé. Nous commencions à bien nous connaître et de ce fait il n'y avait pas d'inquiétude vraiment fondée. Cependant une certaine agitation faite de souci et d'irritation mêlée de réprobation parcourut le groupe. Il convenait d'adopter une attitude raisonnable. Il fut décider d'organiser une battue par deux tous azimuts pour ne pas plus tard se reprocher de n'avoir rien fait, au cas où les événements ne nous auraient pas donné raison. Et sur ces entrefaites, notre gars est sorti des dunes, étonné de nos alarmes et le propos ingénu, régénéré comme sortant refondu du moule matriciel. La petite marche d'exploration par delà notre horizon limité, mi-sérieuse, mi-jouissive, nous a offert une fois de plus le spectacle grandiose de la fin du jour.

La veillée autour du feu a bien sûr été centrée sur cet incident vécu diversement, sur le rappel des dangers et des risques de cette nature peu familière et la nécessité de consignes claires à respecter sans transiger.

 

Marcher dans le désert, d'étape en étape, c'est aussi l'expérience de l'isolement. Rares furent les rencontres.

Surgit tout à coup, celle d'une une caravane de femmes touristes, montées sur leurs chameaux. Ces amazones ont instantanément retourné le cours des pensées de vingt gars, combien versatiles et sitôt polarisés !

L'irruption d'une équipe de motards pétaradants qui s'annonce d'abord à nos oreilles et vient se planter sans égards en plein dans le cercle de notre bivouac fut nettement moins appréciée et fort commentée. Bonne route quand même, jeunes conquérants !

Nous avons aussi croisé une petite famille précédée d'un chien : une mère et son enfant, accompagnés du père. Ils étaient en marche vers le puits. Quelle joie pour l'un d'entre-nous de prendre cette fillette dans ses bras ! Nos chemins se sont croisés à jamais -  Inch Allah !

 

Le puits, c'est l'eau de la vie, indispensable à qui veut survivre en ces lieux arides. Situé au centre d'une petite cuvette recelant en profondeur une nappe phréatique. C'est le lieu de rencontre par excellence des troupeaux et des caravanes, témoins les innombrables crottes desséchées. Nos chameliers y ont abreuvé leurs bêtes, refait la réserve d'eau pour les besoins du ménage. Le chef manipulait le sceau et la corde en des gestes appliqués proférant des paroles incompréhensibles. J'ai pensé qu'il s'agissait d'incantations ou de prières à Allah pour qu'il continue de pourvoir.

Plusieurs sont revenus ici au crépuscule pour se doucher, retrouvant avec grand bonheur, et leur conditionnement d'homme moderne, et le geste ancestral de l'ablution. Quelle privation ici de ne pas disposer de sa douche quotidienne lorsqu'on vient de pays où l'eau est encore si abondante !

Le puits était désert lors de notre passage, peu fréquenté à cette basse saison. Il y avait dans le voisinage quelques chamelles portantes en liberté, sans doute captives de ce point d'eau nécessaire à la sécurité de leur mise bas.

 

L'atelier de théâtre : donner à jouer à d'autres un événement difficile de notre vie dans l'anonymat du tirage au sort, voilà une animation mi-ludique, mi-sérieuse qui peut tourner brusquement au registre du tragique, ce qui fut le cas pour l'un de nous en tirant le papier comportant le thème suivant : "je dois expliquer à mon fils de 7 ans que je ne suis pas son père".

Comme le hasard et les pulsions inconscientes qui nous gouvernent peuvent être brutaux en faisant revivre inopinément ce scénario douloureux ! Combien cela peut être submergeant pour l'acteur précipité dans sa propre histoire, mais aussi déstabilisant pour l'auteur du scénario dépassé par les événements.

Nos bras  pleins de tendresse ne sont alors pas de trop pour entourer §notre compagnon dans sa détresse et sa colère. Longuement, patiemment, le temps qu'il faut pour qu'il se relève et soit entraîné ensuite au spectacle du coucher du soleil. Etait-ce juste de l'entraîner ainsi dans l'élan du groupe ? Aurait-il été plus adéquat de concrétiser pour lui un geste symbolique et réparateur ? Certains ont éprouvé là un sentiment d'abandon. Lui aussi l'a confirmé plus tard.

La soirée autour du bâton de parole fut beaucoup centrée sur ce qui s'était passé et notre compagnon a pu laisser son cœur dire son désarroi, mais aussi son espoir. Chacun s'est senti investi pour lui manifester dorénavant accueil et tendresse au fil des rencontres. Je suis émerveillé de la force tranquille du groupe qui permet dans la simple autogestion de gérer de telles difficultés. Il est vrai que nous avons tous une expérience préalable due à notre appartenance au Réseau et sans laquelle une telle entreprise serait plus hasardeuse.

 

Les soirées autour du feu sont un moment privilégié très fort qui permet de revenir sur les événements de la journée, d'exprimer le bonheur comme la tristesse, les souhaits et les griefs. Le bâton de parole qui circule donne à chacun le temps dont il a besoin pour dire. Ce bâton, d'abord improvisé chaque soir, est devenu un solide gourdin sculpté réservé à cet usage.

 Parler de son couple, par petits groupes de deux ou quatre s'échangeant ensuite pour un nouveau partage, fut l'occasion de préciser le regard porté sur sa propre histoire, de la confronter à celle des autres et de la voir chaque fois sous un angle un peu différent. C'est important de s'entendre dire. On sort ainsi de soi et prend la position de l'observateur. C'est riche aussi d'entrer dans l'histoire des autres, ça fait du bien. Je me rends compte avec le temps que la relation de couple, paradigme de toute relation, nous renvoie constamment à nous-mêmes et nous aide à prendre conscience de la portée des fantasmes et des projections qui hantent nos désirs. Dur, de renoncer à la part de fusionnel et de contrôle sur l'autre qui se cache là-derrière ! Et avançant en âge, j'en viens à considérer davantage le principe de réalité et à accepter ce qui est donné chaque jour sans rien exiger ni trop attendre. Je sais que mon pouvoir est d'abord sur moi même. Il semble que c'est le chemin pour devenir soi. Mais trêve de tout cela, allons voir le coucher du soleil !

L'atelier du dernier jour a consisté à s'approcher incognito d'un participant yeux bandés pour lui faire ressentir en silence ce qu'on aurait aimé qu'on nous fasse à un moment donné de notre vie. C'est prenant de laisser courir son imagination et de restituer en aiguisant son sens du toucher. C'est émouvant aussi quand vient la confirmation que le message a passé.

Vivre ainsi séparés des êtres aimés si présents dans nos discussions, avoir quitté nos relations affectives et leurs jeux de pouvoir et de contrôle, c'est difficile. Certains n'ont pas résisté au besoin d'utiliser la liaison par satellite de communication urgente pour dire qu'on aime, s'assurer qu'on est toujours aimé. La batterie s'est trouvée épuisée avant la fin du trek !

Plusieurs fois le groupe a éprouvé le besoin d'être relié à ses ancêtres.  Etre en marche, avoir le courage d'affronter le présent et l'avenir, devenir soi, c'est plus aisé lorsqu'on se sent porté par leur expérience et leur appui. Pour perpétuer ce courant, nous avons besoin de leur bénédiction. Ainsi le dernier soir nous avons mis sur pied un cérémonial après le coucher du soleil sur la petite montagne de Tombaïn, lieu d'arrivée de notre trek. Désigner chacun parmi les gars, son père, ses grands-pères, voire les arrière-grands-pères, suivis de la lignée anonyme des générations disposés en pyramide derrière soi, puis formuler son vœu  répété ensuite de nombreuses fois par tous, c'est fort et prenant. Et la pluie s'est mise à tomber, bénédiction du désert, comme une confirmation de la portée de notre rituel. Au moment de redescendre, nous avons vu dans le lointain, sans grand plaisir, la lumière des phares des 4x4 approchant notre campement et qui nous ramèneront demain aux réalités du retour.

 

Vingt hommes huit jours durant en autarcie dans le désert, venus "vers soi" pour se faire du bien et vers les autres dans un grand mouvement de confiance, de respect et de tendresse, c'est beau, c'est grand. Je reste ému par tant de confidences, de fardeaux partagés et peut-être devenus plus légers, de démarches courageuses prises par respect de soi et la considération des roches. Je me souviendrai de ce moment fort où nous avons franchi, comme au début, la ligne symbolique de la sortie du désert, mais cette fois dans le silence intérieur.

Nous avons pris congé de nos chameliers, moment combien important de fraternité et de reconnaissance pour ces hommes d'une autre culture, d'une autre religion, qui avaient été si soucieux de notre bien-être. Il a été vécu là quelque chose de fort qui s'oppose aux préjugés, à l'intolérance et à l'exclusion, à toute cette violence qui s'élève au-dessus de nous.

J'ai pensé, au terme de cette aventure,  qu'il vaut encore la peine, du moins pour ceux qui le veulent bien, d'espérer en l'humain, et d'y consacrer ses efforts.

 

Orbe, 29 novembre 2002.                                            Louis Pache

 

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